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Mer d'Iroise
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Mer d'Iroise, illuminée de tes 1 et 1000 feux,
la nuit, que l'on ne saurait voir éclairer tous ensemble
la noirceur de ton étendue, que n'as-tu fait couler
d'ancres, autant d'encre.
Mer d'Iroise, réputée pour être l'une des mers les plus
dangereuses de la planète, quand tu commences à
t'illuminer le soir, à la tombée des derniers rayons du
soleil, sous ton ciel étoilé, où n'arrivent plus alors
de l'espace que les rayons de la lumière des étoiles,
quand tes phares s'illuminent, balayant de faisceaux ton
ciel tels de longs traits jaunâtres diffus sur l'horizon
des vaisseaux venant te visiter, pour peu que le vent
souffle, s'y mettant de la partie, rompant ton silence
profond, tu nous apparais étrange.
Mer d'Iroise, c'est à l'heure où tes phares s'illuminent
et que tes feux se mettent à clignoter de toute part que
l'on mesure toute ton étendue et que l'on comprend
seulement que tu es ainsi nommée.
Mer d'Iroise, quand ton vent souffle, que l'on ne
perçoit de toi que le noir profond de ton eau, c'est en
voyant tes phares que l'on sait que tu es là.
Parfois, les soirs d'hivers, il arrive que ton silence
soit si pesant que l'on pourrait croire y entendre, dans
ta profondeur nocturne, les murmures de tous tes
scintillements.
Ô, Mer d'Iroise, quand à l'heure sombre tu te pares de
tous tes feux, que ton étendue commence seulement à nous
apparaitre mesurable, l'espace d'un instant.
Que n'est-il point d'endroits maritimes si particuliers
que le tien que, dès l'heure, à la nuit tombée, l'on
sache alors que tu es.
Mer d'Iroise, c'est la nuit, sur l'île de Molène, que tu
existes le plus, Princesse convoitée par
tant de marins, toi qui a vu naître et fait naître tant
de Capitaines, c'est à la nuit tombée, quand tu te pares
de ton diadème, que tu deviens Reine des mers de toutes
les mers du monde.
JFA,
île de Molène, 28/11/2010
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